Plongeon dans la club culture contemporaine avec cette association rare : Amor Satyr & Maara.
Décrire le son d’Amor Satyr relève du défi technique. Architecte d’un dancefloor sans frontières, le producteur français fusionne techno mentale, baile funk, juke, dubstep et dembow avec une agilité déconcertante. Explorateur infatigable aux côtés de son acolyte Siu Mata, il a imposé sa signature percussive et rapide sur des labels de référence comme TraTraTrax, Hardline ou son propre bastion, WAJANG. Ses sets sont des expériences physiques, où le rythme se fait aussi intense qu’inventif. Avec Amor Satyr, le plaisir et la surprise deviennent les maîtres mots de chaque performance.
Face à lui, la montréalaise Maara insuffle une dose d’insolence et de fun pur à la scène berlinoise. Dans la lignée d’une Dj Fuckoff, elle s’est imposée grâce à une assurance totale et une énergie communicative. Propulsée par des bangers sur Kalahari Oyster Cult ou Punctuality, Maara navigue entre les époques et les énergies avec une aisance rare, s’appropriant chaque code pour mieux le détourner.
De cette alchimie inédite, on ne peut attendre qu’une virée galopante dans les tréfonds d’un clubbing exigeant tourné vers le futur : une vision hybride, versatile et rafraîchissante.
Call Super, c’est le genre d’artiste qui ne joue jamais “comme prévu”. Depuis plus de dix ans, il s’impose comme l’un des producteurs UK les plus singuliers, avec une approche méticuleuse de la composition et un vrai sens de la narration. Ses sorties sur Houndstooth, Dekmantel ou Hessle Audio ont marqué les esprits et inspiré toute une scène qui refuse de se laisser enfermer dans un genre.
Sa force, c’est cette liberté totale : une techno élégante et évasive, des mélodies complexes, une palette sonore reconnaissable entre mille. Un imaginaire fluide, introspectif, toujours en mouvement. En dj set, tout prend une autre dimension. C’est imprévisible, profond, hypnotique. Ça glisse entre house mentale, textures ambient, breaks tordus, basses qui prennent le corps et moments suspendus… puis ça repart. Il prend son temps, il construit, il raconte et on sait d’avance qu’il accompagnera parfaitement le lever du soleil de La Cour.
Cassie Raptor est l’une des artistes françaises les plus en vue de la scène hard techno et hardcore. Bercée par le métal et l’industriel, marquée par les paysages de chantiers qu’elle découvre enfant aux côtés de son père, elle développe très tôt une fascination pour les sonorités métalliques et les atmosphères brutes. Passée par le VJing, elle construit un univers sauvage et acéré, pensé comme une expérience cathartique où tension et lâcher-prise se rencontrent.
Ses sets rapides et sombres flirtent avec le gabber et les sonorités les plus radicales. Une énergie incandescente, frontale, qui transforme chaque performance en déflagration industrielle. Avec des sorties pour des labels respectés tels que Warrior Records, RAW ou encore Planet Phuture, elle développe son style et précise sa narration. L’artiste fait hurler les synthés, aiguise ses percussions et fait trembler la terre grâce à des kicks dignes d’une marche guerrière.
Chlär cultive un besoin perpétuel d’apprendre et de se réinventer, toujours en quête de nouvelles sonorités. Ses productions sont de véritables bijoux, du sound design aux percussions, et proposent une manière singulière de faire bouger les corps : une vision hypnotique et tribale, qui convoque quelque chose de primaire, presque instinctif.
En set, sa maîtrise technique impressionne. Il improvise constamment, maniant trois à quatre tracks simultanément avec une précision redoutable. Son approche, profondément contextuelle, s’appuie sur une lecture fine du public, garantissant des performances qui sont justes, quel que soit l’horaire ou la durée.
Ingénieur de mastering, moitié de Funk Assault et fondateur du label Primal Instinct Rec, basé en Allemagne, il y développe une vision exigeante de la techno : un groove complexe, organique, à la croisée de l’old school et du futur des musiques électroniques. Le catalogue met en avant des esthétiques texturées, tribales et immersives, pensées pour le dancefloor.
DJ canadienne basée à Berlin, Darwin évolue dans l’univers des basses fréquences, offrant un mélange psychédélique et vibrant de styles profondément ancrés dans la culture soundsystem. Du dubstep au grime, ses performances plongent le public dans une transe, portée par des subs puissants et des sonorités futuristes, presque expérimentales.
Chaque set est une plongée dans les entrailles de la bass music où différents tempos s’entrechoquent de manière chorégraphiée, mais toujours un regard rivé sur le club, entraînant son public dans une expérience viscérale.
À la tête du collectif REEF et de son label SPE:C, elle soutient les talents émergents de la scène bass et est l’une des rares artistes à avoir importé cette culture sur la scène berlinoise. Depuis 2014, elle transforme ses événements en véritables terrains de jeu pour les amateur·ices de sons audacieux et innovants.
Elisa Do Brasil, membre de la famille Astropolis et reine incontestée de la drum’n’bass participe depuis ses débuts il y a 25 ans – en free party avec le sound system « Les Troubles Fêtes » à ses mythiques résidences ‘Massive’ au Rex Club qui ont fait danser Paris pendant plus d’une décennie – à la diffusion de la culture bass music en France avec ses soirées Forever DNB, des résidences sur Rinse France et Tsugi Radio, et désormais un label, Vahana avec son acolyte Bobby.
Entre drum’n’bass galvanisante, jungle survitaminée et autres vibrations d’outre-Manche, c’est avec un jeu habile de rythmes et de tempo, qu’Elisa Do Brasil entretient l’énergie de son public à travers le monde, des fêtes underground et confidentielles aux plus grands festivals du genre comme Outlook en Croatie ou Dour. Pour cette édition spéciale, Elisa Do Brasil délaisse Mekanik pour un plongeon dans chaque recoin de la bass music, sur le légendaire Sinai Sound System.
L’artiste franco-brésilienne Flo Massé oscille entre house, trance, acid et electro, créant des sets énergisants finement maîtrisés et toujours imprévisibles. Percussionniste de formation, elle a grandi entre la France et le Brésil, et c’est de cet héritage culturel qu’elle puise son sens du rythme et sa musicalité unique. Elle insuffle dans ses sets le groove et l’intensité de ses rythmes, mêlant technique et émotion.
Ses vinyles, soigneusement diggés, reflètent toute sa culture musicale, sa curiosité insatiable pour les sons et son goût pour les voyages qui façonnent ses univers sonores. De Dimensions au Gottwood, elle a fait vibrer les clubs et festivals du monde entier et son sens du mix la place comme l’une des révélations internationales de ces dernières années.
Originaire de Chicago, Eris Drew incarne cette connexion viscérale entre spiritualité et culture club. Depuis sa cabane du New Hampshire, elle co-dirige le label T4T LUV NRG avec sa partenaire Octo Octa, propageant une vision de la rave comme rituel extatique, un espace où les corps reprennent le pouvoir sur la culture dominante. Résidente de longue date du Smart Bar de Chicago et dj au Bunker NY, elle a commencé à mixer en 1994, et est aujourd’hui considérée comme un véritable phénomène underground.
Entre house originelle, breakbeat effréné et techno extatique avec un goût pour les vinyles rares et les trésors old-school, Eris Drew considère la musique comme le ‘Motherbeat’, une pulsation rituelle nous permettant d’échapper aux carcans dominants, capable de libérer les corps, dissoudre les frontières et les stéréotypes, et nous retrouver. Un paradigme auquel on ne peut qu’adhérer à Astropolis et on s’attend à une belle communion dans La Cour avec cette prêtresse de l’amour.
Originaire de Manchester et affiliée au mythique Sinai Sound System, Hana Mercy est une collectionneuse de vinyles rares à la présence magnétique et à la maîtrise absolue des rythmes. Aux côtés de Sinai ou d’Impressa Sound, elle a écumé les festivals du monde entier pour partager avec une générosité sans limites ses bonnes vibrations et son large spectre reggae et dub, des racines roots fondamentales aux steppers modernes, cultivant avec goût et précision la culture soundsystem.
Pour clôturer l’Astrofloor dans une communion totale, nous réunissons deux univers et deux générations d’artistes qui partagent la même science du dancefloor.
D’un côté, l’indétrônable Jen Cardini, figure de proue qui accompagne l’histoire d’Astropolis depuis ses débuts. De l’autre, Mor Elian, passée dans notre Cour pour les 25 ans d’Astropolis.
Depuis 30 ans, Jen Cardini, rassemble les passionné·es dans les clubs du monde entier. De l’intimité moite du mythique Pulp parisien aux scènes des plus grands festivals internationaux et des clubs avant-gardistes, Jen Cardini a toujours conservé un lien sincère et fidèle avec les musiques électroniques. À travers ses mixes, ses labels Correspondant et DISCHI, ses remixes et productions, cette visionnaire a contribué à redéfinir la scène électronique française, plaçant la transmission et la communauté queer au cœur d’une vision de la fête engagée et politique.
Face à elle, Mor Elian incarne l’avant-garde subversive. Co-fondatrice de l’innovant label Fever AM avec Rhyw, elle s’est imposée par un sound design aux échos métalliques et une affection particulière pour les rythmes saccadés et les structures complexes. Avec des passages remarqués sur des festivals comme Dekmantel, Draimoleen, Primavera ou Sustain-Release, elle s’affirme comme l’une des voix les plus singulières de la scène européenne, jonglant avec une agilité rare entre techno taillée pour le dancefloor et expérimentations futuristes. Une rencontre rare que l’on attend avec impatience pour ce closing particulier.