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EDITO

Ces derniers jours, j'écoute en boucle l'intégralité des labels Nu Grooves et Dance Mania et je peux vous jurer que c'est le meilleur truc qu'ait jamais rencontré ma cochlée. Avant, j'écoutais tout ce que je pouvais en disco au point d'épouvanter mon entourage et de fuir la plupart des clubs, entraînant un isolement certain chaque samedi soir . Encore avant, je levais fièrement l'étendard de la techno nation. Entre temps, je suis passé sur la vague du fluo et sa déferlante cocorico, un peu d'IDM "pour voir", des trucs de dub quand c'était nécessaire et même de la drum and bass à une époque. Si la notion de transversalité provoquée par ces changements de playlists peut être prise comme synonyme de versatilité, elle n'en reste pas moins la meilleure définition d'Astropolis : seul festival à faire cohabiter public houseux, baggys technoïdes, mélomanes affirmés, fêtards confirmés et vrais curieux dans une harmonie souriante.

C'est là le paradoxe du festival : face aux couleurs d'Astropolis, nous sommes tous daltoniens. Et si l'on s'attache à faire passer la notion de fête à travers le prisme d'Astro, le spectre obtenu est résolument explosif : mélange détonnant de saveurs en 4/4 et grooves ternaires, ambitieux projet d'une bande de potes, incroyable rassemblement d'une hédoniste foule unie derrière la bannière brestoise.

Klein a son bleu, Astropolis possède environ toutes les autres couleurs. Jamais fade, toujours franc, le cri de joie du festival est une symphonie de chromatismes dont la fougue et le lyrisme s'amplifient et résonnent, depuis bientôt 20 ans, dans les coeurs d'un public radieux et bigarré. RAVE UP !

Loïg (VICE)

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