Interview du collectif Comme ça

Avec Eliott du collectif rennais Comme ça, on a parlé des projets du crew, de slips et du Mix N Boules organisé avec Radio Lune !

Peux-tu présenter ton collectif en quelques mots?

On a créé le collectif en août 2017, l’objectif c’était vraiment juste de faire la teuf en déconnant, sans réfléchir ! Se mettre en slip aussi, parce qu’on se met souvent en slip je sais pas si vous avez capté ! En gros c’est la déconnade, limite on s’en fout de savoir mixer ou quoi que ce soit, on n’a pas la prétention de faire du DJing. On passe juste de la musique pour que les gens s’amusent !

C’est la première fois que vous venez à Brest en tant qu’artiste, qu’est ce que vous attendez du public brestois?

Ben moi ça fait longtemps que je vais à Astro en tant que festivalier, je vois à peu près à quoi m’attendre ! C’est la grosse grosse fête, c’est n’importe quoi Astro ! C’est mon festival préféré depuis que je suis tout petit donc ça fait chaud au coeur de jouer là-bas. Le public brestois on le connaît un peu, on a déjà eu l’occasion de rencontrer des gars de Radio Lune donc on sait à peu près à quoi s’attendre, c’est des bons foufous !

« Moi j’ai commencé par Astropolis et je finirai par Astropolis. C’est le festival qui m’a donné envie de faire de la musique. »

Le mix N’ Boules, place Guérin, c’est un événement taillé pour vous, aviez-vous déjà entendu parler de ce rendez -vous ?

J’ai jamais été au Mix’N’ Boules pour le moment donc ça sera l’occas’ ! J’ai l’impression qu’il y a un énorme engouement autour de ça, y’a plein de gens qui m’ont demandé quand sortait l’événement ! Ça a l’air d’être la grosse blague d’Astro… (rires)

Le Mix’N’Boules d’Astropolis 24 animé par Radio Lune

Par rapport à Radio Lune, on vous sent dans le même délire avec les slips, la teuf etc… Cette collaboration doit être très excitante pour vous et le public, comment l’avez-vous appréhendée?

En gros Radio Lune on les avait rencontrés à Lorient pour la Submarine. Eux venaient mettre la scéno et nous on jouait là-bas. On a rencontré Bich et Cédric et on s’est trop marrés ! C’est exactement le même délire que nous, niveau collaboration je pense qu’il y avait rien de mieux à faire à Brest ! On a bien capté leur truc, on les suit depuis un petit moment, ça ne pourra être que gogole.

Comment l’idée très festive des Nuits Intellos a été accueillie à la Warehouse de Nantes?

Au départ on était en résidence au Ferrailleur, et après on nous a demandé de faire une résidence au Warehouse. On a dit oui, après le truc c’est que ça tombait sur les soirées étudiantes, donc on n’avait pas forcément le public attendu. C’était plutôt des étudiants qui voulaient écouter de l’EDM et des trucs comme ça. Mais c’était quand même cool, on arrivait à choper un public qui écoutait pas du tout notre musique et qui kiffait quoi ! Mais on a arrêté la résidence là, pour reprendre au Ferrailleur.

« On a plus que hâte de venir foutre le bordel ! »

Résidence de Comme ça au Ferrailleur

Comment tu définirais en quelques mots le son de votre collectif?

On appelle ça Disco to Balek (rires). En gros on commence par de la disco et on sait pas comment ça va finir ! La dernière fois au Don’t Slip festival, on a commencé à 90 BPM et on a fini à 160. C’était vraiment balek quoi, on a fini par passer de la bonne hardtek ! On passe souvent Blow ya mind de Lock’ n’ Load, c’est un peu le track qui nous définit ! Elle rend les gens gogoles. On passe pas mal de chansons françaises aussi, en ce moment j’aime bien passer Confidence pour confidence (ndlr : de Jean Schultheis) !

À propos du Don’t Slip festival, comment votre collab avec le club Z1Z1 a-t-elle commencé ?

Moi je connaissais un peu Nico ! C’est DJ Pesto du club Z1Z1 ! En gros une fois il mixait en after à Capsule, je suis allé le voir et j’ai fait le relou genre “Ouais j’peux passer de la musique?” (rires). Au final il a fait “Bah ouais vas-y” et puis c’est parti en gros B2B, n’importe quoi, c’était bien gogole ! Après ça, j’organisais des soirées privées, dans des lieux un peu privés et tout, et je les ai invités pour faire des closings. C’était grosse italo-disco, ce que j’écoutais pas forcément à l’époque ! Et là c’était le gros coup de coeur. Au niveau humain, musical, c’est l’asso avec laquelle on s’entend le mieux à Rennes. On les a invités au Ferrailleur, au Rond Point… D’ailleurs ils sont en résidence là-bas. Ils nous ont invités aussi pas mal de fois… Et donc une fois, en buvant un coup ensemble on s’est dit “Allez, on monte un festival”. On a monté l’idée, puis on a vraiment fait un truc déglingo, basé italo-disco, synthwave, des trucs comme ça.

Qu’est-ce qui ressort de cette première édition alors ? Est-ce que ça a été un succès ?

Ouais carrément ! On a mis du temps à s’en remettre mais ouais c’était un gros gros succès. On était très contents, on avait un Maréchal Slip, qu’on cherchait depuis longtemps. On est passés à la radio et le mec de la radio nous a dit ‘’Bah moi, je suis chaud !’’

Le principe du Maréchal Slip c’était un mec qui était déguisé, et qui avait des actions à faire dans le festival : déclencher des limbos, des trucs comme ça… Il devait aussi faire faire des gages aux gens et il distribuait des tickets boisson. Il devait faire signer des slips, faire des galipettes des trucs comme ça, et du coup ça a grave bien marché, les gens étaient grave réactifs à ça et ils ont tous kiffé !

Le Maréchal Slip dans toute sa splendeur

Sinon niveau musique on avait ramené Master Phil et puis Youl, le directeur artistique du Macadam. C’était ouf, il a fait un set incroyable. Il passe par tous les styles à peu près, et il peut faire de la tribe comme de trance comme de l’italo disco, tout ce qu’on aime quoi ! Il peut faire des trucs archi dark, et d’un coup il t’envoie sur une autre planète avec un truc archi happy, donc ça c’est bien cool. Et Master Phil c’est chanson française, il avait fait le closing de l’open air.

On avait fait le festival sur 3 lieux différents. On avait Penny Lane où là on jouait Club Z1Z1 et Comme ça, Open air à La Mie Mobile où y’avait Master Phil qui faisait le closing, y’avait aussi Fanch et Moullec (MLC) de Outsight à Nantes…

Parce qu’en gros, le principe de “Comme ça là-bas” (ndlr : prononcer avec l’accent brestois) c’est aussi qu’on voulait ramener des Rennais à Nantes, et des Nantais à Rennes. Pour le Don’t Slip y’avait pas mal de Nantais !

Comme on avait les mêmes enceintes pour le lieu de l’open air et pour le lieu le soir à L’Élabo (ndlr : Élaboratoire), il fallait une petite animation pour que les gens se fassent pas trop chier. Alors on a organisé le Chamboule Tout : ce sont trois comédiens en gros, qui tiennent un Chamboule Tout et qui distribuent des cadeaux à la con genre des photos d’eux à poil, des peignes pour les cheveux… Mais c’est incroyable ! Ce sont des mecs de Granville qu’on a rencontrés l’année dernière.

Closing de l’open air du Don’t Slip festival

Tu penses que Don’t Slip a de beaux jours devant lui ?

On en parlait parce qu’on a tellement kiffé qu’on va en refaire une deuxième l’année prochaine ! Après y’a toujours ce problème de trouver un lieu à Rennes. La Mie Mobile, on s‘est trop trop bien entendus avec le gars, qui nous a accueilli d’une façon incroyable. Après l’Élabo c’est un milieu assez punk et la cave niveau son c’est un peu compliqué à sonoriser, donc on aimerait bien trouver un autre lieu. On essaie d’éviter les clubs et les bars en général, même si c’est un peu obligé des fois du coup…

Quels sont les lieux à Rennes où ‘’Si tu danses pas c’est chaud’’ ?

Les lieux où si tu danses pas c’est chaud ? (rires) Nous on a un gros coup de coeur pour Le Chantier, on y va assez souvent. Après le problème des bars, c’est que les gens se ramènent à 23h, et à 23h les gens sont complètement cons et du coup on met de la hardtek et ça part en couille (rires), et là si tu danses pas c’est très très chaud ouais. Sinon Mie Mobile, si tu danses pas c’est très très chaud aussi… Et dans n’importe quel after je pense, si tu danses pas c’est chaud aussi. Je pense qu’en after chez Basile… si tu danses pas c’est chaud aussi.

Et question piège : Astropolis, si tu danses pas c’est chaud ?

Bah carrément ! Astropolis c’est même le plus gros lieu où si tu danses pas c’est chaud ! (rires) Moi j’ai commencé par Astropolis et je finirai par Astropolis. C’est le festival qui m’a donné envie de faire de la musique.

Justement, Astropolis qu’est-ce que ça t’évoque en tant que festivalier, en tant qu’artiste ? As-tu des souvenirs d’anecdotes ou d’éditions marquantes?

Moi, mon premier Astro y’avait Heretik qui était passé, c’était le premier truc de mon premier Astro ! Et sinon j’ai un gros souvenir du closing de Seth Troxler à La Cour ! C’était incroyable, y’avait des paillettes partout et moi j’étais encore tout petit, j’étais genre ‘’waaouh’’ !

Minimum Syndical aussi j’avais bien accroché, même si c’est pas du tout dans notre registre musical, très acid techno… Mais ça m’avait foutu une bonne grosse balle, j’avais bien kiffé !

Un petit message à faire passer aux brestois et à Astropolis avant votre venue ?

On a plus que hâte de venir foutre le bordel ! (rires)