La découverte d’une liberté

Nous n’imaginions pas qu’au début des années 90, nous fêterions aujourd’hui la 20ième édition d’Astropolis. Nous n’imaginions pas que ce mouvement, que beaucoup pensait épiphénomène, deviendrait majeur et mondial. Nous n’imaginions pas que la scène française électro rendrait jaloux la scène anglo-saxonne… 20 ans !!!… 

Nous avons vécu ceux que certains ont connus avec le rock, le punk ou le hip-hop : l’émergence, l’énergie d’une culture, d’une liberté… Cette magnifique expression « Do it Yourself »…

Nous dédions cette 20ième édition à notre pote Yann Dub. Déclencheur d’Astropolis…Passionné de musique et électron libre de la scène techno du Far West… 

En novembre 1996, le bonhomme répondait à un des premiers papiers écrits dans la presse locale : 

«  La techno et les raves viennent de gens qui ne voulaient pas que tout soit systématiquement récupéré. Ils ont pris des ordinateurs et se sont dits : «  Si on peut faire de la musique avec, on va aussi organiser des soirées pour la faire écouter ». On a pris le droit de faire cette musique, de faire la fête le temps d’une nuit, en investissant des espaces nouveaux, sans contrainte d’horaires. Pour beaucoup, ça été la découverte d’une liberté. Une prise de droit. Il n’y a pas de revendication politique dans le mouvement techno car il n’y a plus d’idéaux politiques. Et c’est peut être aussi ça qui fait peur... On revendique le droit de s’exprimer, tout simplement…De faire la fête… La culture techno s’est créée toute seule, sans aucun réseau de distribution. Un mouvement complètement parallèle qui n’avait rien à voir avec les structures existantes…»

Rave UP.